Edito - 19 Novembre 2017

Les photos de l'Église catholique en Gironde:

Flickr: 76383460@N06

Au sujet du vitrail du portail ouest de l'église d'Aubie, Val de Virvée, nous écrivions en 2016:

“La déchirure du manteau est source de lumière, cette lumière qui va pénétrer le cœur de Martin pour en faire un Saint. Il a ainsi rencontré le Christ.

Bien souvent, nous considérons les actes de charité comme une conséquence : vouloir aimer Dieu nous entraîne à aimer nos frères. Ce n’est pas suffisant ! L’exercice de la charité n’est pas d’abord un comportement moral, c’est la découverte que le Seigneur vient à notre rencontre dans la rencontre du frère. Au dessus du porche de l’église d’Aubie, la lumière de l’extérieur pénètre l’église après avoir traversé le vitrail qui évoque le manteau partagé.
Le monde entre de plain-pied dans l’église et le Seigneur vient à notre rencontre par la Parole, l’Eucharistie et le Service du Frère. Comme le mendiant a provoqué Martin et a retourné sa vie, le Seigneur nous appelle par la rencontre et l'amour des plus pauvres. Non, ce n’est pas sage aux yeux du monde, mais la lumière du vitrail qui fait entrer le monde dans l’église nous appelle à sortir pour risquer notre vie.”

Lisons maintenant la conclusion du message du Pape pour la journée mondiale des pauvres :

[...]. N'oublions pas que le Notre Père est la prière des pauvres. La demande du pain, en effet, exprime la confiance en Dieu pour les besoins primaires de notre vie. Ce que Jésus nous a enseigné par cette prière exprime et recueille le cri de celui qui souffre de la précarité de l’existence et du manque du nécessaire. Aux disciples qui demandaient à Jésus de leur apprendre à prier, il a répondu par les paroles des pauvres qui s’adressent au Père unique dans lequel tous se reconnaissent comme frères. Le Notre Père est une prière qui s’exprime au pluriel : le pain demandé est ‘‘notre’’, et cela comporte partage, participation et responsabilité commune. Dans cette prière, nous reconnaissons tous l’exigence de surmonter toute forme d’égoïsme pour accéder à la joie de l’accueil réciproque.

[...] Je demande aux confrères évêques, aux prêtres, aux diacres – qui par vocation ont la mission du soutien aux pauvres -, aux personnes consacrées, aux associations, aux mouvements et au vaste monde du volontariat d’œuvrer afin que par cette Journée Mondiale des
pauvres s’instaure une tradition qui soit une contribution concrète à l’évangélisation dans le monde contemporain.

Que cette nouvelle Journée Mondiale, par conséquent, devienne un appel fort à notre conscience de croyants pour que nous soyons plus convaincus que partager avec les pauvres nous permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde. Les pauvres ne sont pas un problème : ils sont une ressource où il faut puiser pour accueillir et vivre l’essence de l’Évangile.
Du Vatican, le 13 juin 2017
Document à retrouver dans son intégralité sur http://w2.vatican.va

Votre curé, Gérard Faure

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