Edito - 14 Mai 2017

Qui veut être élu ?

Les « codes » changent, comme on dit parfois ; les façons de faire, de se comporter changent et notre vie politique, pas seulement en France, en est peut-être un exemple :  recherche de rajeunissement, discrédit d’un certain professionnalisme qui invite à considérer que la vie politique n’a pas à être réservée aux professionnels mais doit être inspirée par les hommes de terrain, par les citoyens qui ont envie, pour une part d’entre eux, de participer à la vie commune sans se contenter de se lier entre les mains d’un  élu, et rendez-vous à la prochaine étape !

Sans compter, je l’ai entendu par l’un d’eux: « ceux qui, entrés en politique il y a 20 ans, attendent toujours et encore de pouvoir postuler à une élection. »

Ils attendent en fait que la génération précédente accepte de laisser la place.

 

En serait-il ainsi dans l’Église ?

Certes, l’évêque, les prêtres et les diacres ses collaborateurs, ont des missions sacramentelles bien spécifiques, mais les nominations de curés sont faites pour 6 ans, renouvelables une fois. Dans notre diocèse, les autres missions sont confiées pour 3 ans renouvelables une fois (2 fois dans les conseils économiques). Certes, ces règles sont appliquées avec souplesse, mais elles existent et, en nous faisant quitter un confort paresseux, nous obligent à redéfinir les missions, à un renouvellement personnel accompagné, vivifié par un nécessaire ressourcement spirituel. Elles conduisent aussi à un nécessaire dépouillement auquel il nous faut consentir. C’est particulièrement utile dans des secteurs pastoraux comme les nôtres, où la population se renouvelle elle-même à un bon rythme et où de nouveaux habitants viennent irriguer le tissu social et ecclésial.

 Il ne s’agit donc pas de trouver des remplaçants qui agiraient à notre suite et de la même façon que nous, mais de nous mettre à l’écoute de l’Esprit qui renouvelle toute chose.

À la veille de la fête de Pentecôte, ne soyons pas récalcitrants.

 

 

Votre curé, Gérard Faure